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Gouttière en zinc saturée pendant une averse sur une maison bretonne
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Zinguerie : faîtage, noues, solins et closoirs

La zinguerie représente moins de 10 % du prix d'une toiture et cause la majorité des infiltrations. Gouttières de 15 à 200 € le mètre selon le métal.

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Couvreurs en Bretagne : votre demande part vers plusieurs entreprises de couverture du secteur, qui vous recontactent chacune avec leur proposition. Rien à payer, rien à signer.

Nous mettons en relation, nous ne vendons pas de travaux : la demande est adressée à plusieurs professionnels de la couverture de votre zone, jamais à une entreprise choisie à l'avance. Les sociétés citées sur cette page proviennent des fichiers publics Sirene et ADEME et ne reçoivent pas forcément votre demande.

La zinguerie regroupe toutes les pièces métalliques qui assurent l'étanchéité aux points singuliers d'une toiture : faîtage, arêtiers, noues, solins, bandes de rive, closoirs, chéneaux, gouttières et descentes. Elle pèse moins de 10 % du budget d'une réfection et concentre la majorité des infiltrations constatées. En Bretagne, deux contraintes dominent : les rafales, jusqu'à 156 km/h relevés à Brest-Guipavas entre 2016 et 2025, et les embruns salins, qui imposent des fixations en inox. Les gouttières se posent de 15 à 200 € le mètre linéaire selon le métal retenu.

Ce que recouvre le mot zinguerie

Une couverture en ardoise, si bien posée soit elle, ne sait pas gérer seule les changements de plan : une arête, un croisement de versants, une souche de cheminée, un bas de pente. Partout où deux surfaces se rencontrent ou s'interrompent, une pièce métallique façonnée prend le relais. C'est cela, la zinguerie.

Le terme vient du matériau historiquement dominant, le zinc, mais il désigne aujourd'hui l'ensemble des ouvrages, quel que soit le métal. Sur un devis breton, ces lignes se trouvent entre la couverture et les gouttières, et représentent rarement plus d'un dixième du total. Leur défaillance, elle, provoque l'essentiel des interventions d'urgence.

Les pièces, une par une

  • Le faîtage. Ligne de crête où se rejoignent les deux versants. Traditionnellement scellé au mortier en Bretagne, il se réalise aujourd'hui à sec sur closoir ventilé. C'est le point le plus exposé au vent.
  • L'arêtier. Arête saillante entre deux pans, sur les toitures à croupes. Même logique que le faîtage, avec une exposition latérale accrue.
  • La noue. Angle rentrant entre deux versants, qui collecte l'eau des deux pans. Ouvrage le plus sollicité de la toiture, et le premier à se boucher.
  • Le solin. Raccord entre la couverture et un élément vertical : souche de cheminée en granit, mur mitoyen, pignon. Il se réalise en bande métallique engravée ou en bande porte-solin.
  • La bande de rive. Finition métallique en bord de versant, qui protège la planche de rive et bloque la prise au vent. Pièce déterminante sur le littoral.
  • Le closoir. Fermeture ventilée sous le faîtage ou l'arêtier, qui laisse sortir l'air de la sous-toiture tout en interdisant l'entrée de l'eau et des oiseaux.
  • Le chéneau. Canal encaissé dans la maçonnerie ou intégré à la corniche, courant sur les maisons de bourg anciennes. Plus discret qu'une gouttière, beaucoup plus délicat à réparer.
  • La gouttière et la descente. Collecte et évacuation vers le sol ou vers un puisard.

Prix 2026 des gouttières et des ouvrages

OuvragePrix 2026Unité
Gouttières zinc posées35 à 85 €mètre linéaire
Gouttières aluminium posées30 à 105 €mètre linéaire
Gouttières PVC posées15 à 70 €mètre linéaire
Gouttières cuivre posées70 à 200 €mètre linéaire
Couverture zinc à joint debout70 à 310 €
Reprise d'infiltration en noue ou chéneau400 à 2 500 €intervention
Réparation courante de solin ou de joint200 à 450 €intervention

Sources : abctravaux (2026), travaux.com (2026), prix-pose (2026), guide-toiture (juin 2026), Dolum (juillet 2026), mesdepanneurs (2026). TVA à 10 % sur un logement achevé depuis plus de deux ans.

Les ouvrages façonnés, noues, solins et faîtages, se chiffrent le plus souvent au mètre linéaire ou au forfait, dans une ligne de devis distincte de la couverture. Un devis de réfection qui ne détaille pas ces postes mérite une demande de précision : c'est précisément là que les écarts se logent entre deux propositions apparemment proches.

Zinc, aluminium, PVC, cuivre : que choisir en bord de mer

MétalDurée de vie indicativeComportement en air salinAspect
Zincplusieurs décenniesBon si ventilé en sous-facePatine grise, s'accorde à l'ardoise
Aluminium laquéplusieurs décenniesBon, sensible aux rayures profondesTeintes au choix
PVCplus courte, sensible aux ultravioletsInsensible à la corrosionBlanc ou brun, se déforme à la chaleur
Cuivretrès longueExcellentPatine verte, coût élevé

Fourchettes de prix : abctravaux, travaux.com, prix-pose (2026). Comportements : documents techniques des fabricants et pratique courante des couvreurs.

Deux règles évitent les erreurs coûteuses en Bretagne. Ne jamais associer cuivre et zinc dans un même circuit d'eau : les particules de cuivre entraînées par l'eau de pluie perforent le zinc situé en aval, phénomène de corrosion galvanique bien connu des zingueurs. Et ne jamais fixer une zinguerie avec des vis ou des crochets en acier zingué à proximité du littoral : ils rouillent en une décennie et lâchent avant l'ouvrage qu'ils tiennent.

Vent d'ouest et sel : ce qui casse en premier

Tout le littoral breton est classé en zone de vent 3 ou 4 au sens de la norme européenne sur les actions du vent, le Finistère se situant en zone 4. Les relevés Météo-France 2016-2025 donnent la mesure du phénomène : 22 jours par an de rafales dépassant 80 km/h à Brest-Guipavas, 16,2 à Lorient-Lann Bihoué, 10,8 à Saint-Brieuc et 8,3 à Rennes-Saint-Jacques, avec des pointes respectives de 156, 147, 138 et 116 km/h.

Sur une toiture, le vent ne s'attaque pas au milieu du versant mais aux bords. La bande de rive, le faîtage et les arêtiers concentrent les efforts d'arrachement. Un faîtage scellé au mortier qui se fissure, une bande de rive dont les fixations se sont détendues, un closoir mal clipsé : ce sont ces pièces qui partent en premier lors d'une dépression, et elles emmènent des ardoises avec elles.

Le sel ajoute une usure lente et discrète. Il ne ronge pas le zinc ni l'aluminium laqué, mais il attaque les aciers ordinaires, les vis mal choisies et les jonctions mal ventilées. Une zinguerie posée avec des fixations inox et une sous-face ventilée tient des décennies sur la côte ; la même pose avec des vis de quincaillerie généraliste demande une reprise au bout de dix ans.

Entretien : deux passages par an

Le calendrier utile en Bretagne tient en deux rendez-vous. Fin novembre, après la chute des feuilles, pour vider gouttières, noues et chéneaux avant les grosses pluies d'hiver. Fin mars, pour contrôler ce que l'hiver a déplacé et vérifier l'écoulement des descentes.

Le geste de contrôle le plus simple se fait depuis le sol, un jour de pluie soutenue : une gouttière qui déborde en un point précis, une descente qui ne coule pas, une trace sombre sur un mur en pied de façade signalent une obstruction. Sur une maison de plain-pied à toit accessible, le nettoyage peut se faire soi-même depuis une échelle stable. Sur une maison à étage avec une pente à 45 degrés, cela relève du professionnel : le nettoyage est souvent proposé au forfait avec le démoussage, dont la fréquence utile par département figure dans le guide démoussage de toiture.

Un troisième contrôle mérite d'être ajouté après chaque coup de vent notable, et il ne demande que dix minutes depuis le jardin. Une paire de jumelles suffit pour balayer la ligne de faîtage, les rives et le pourtour des souches de cheminée. Ce que l'on cherche : une ardoise décalée, un morceau de bande de rive relevé, un closoir sorti de son logement, une gouttière qui a pris du jeu. Repérés en novembre, ces désordres se réparent pour deux à quatre cents euros ; découverts en février par une tache au plafond, ils coûtent dix fois plus, charpente humide comprise. Les propriétaires bretons qui tiennent ce carnet de bord informel sont aussi ceux qui repoussent le plus longtemps la réfection complète de leur couverture.

Chéneaux encaissés : le point noir des maisons de bourg

Dans les centres anciens de Bretagne, beaucoup de maisons ne portent pas de gouttière visible. L'eau est collectée par un chéneau encaissé, canal métallique logé derrière une corniche de granit ou intégré à la maçonnerie. Le résultat est élégant, conforme aux exigences des secteurs protégés, et redoutable en cas de défaillance.

La différence avec une gouttière pendante est structurelle. Une gouttière qui fuit laisse tomber l'eau devant la façade, ce qui se voit et se répare pour quelques dizaines d'euros. Un chéneau qui fuit déverse à l'intérieur du mur, entre la maçonnerie et la couverture. L'eau chemine dans le blocage de pierres, ressort parfois à un étage inférieur, et attaque les abouts de pannes qui reposent souvent dans cette zone. Le désordre se manifeste par une auréole en plafond de dernier étage, une odeur d'humidité, ou du salpêtre sur un mur intérieur, rarement par une goutte franche.

Trois causes reviennent : une soudure fatiguée à la jonction de deux longueurs de métal, une pente d'écoulement devenue insuffisante après un affaissement de charpente, et une naissance de descente obstruée par des feuilles et de la mousse. La dernière est de loin la plus fréquente, et la seule que le propriétaire puisse prévenir : deux nettoyages par an suffisent.

La réparation ne s'improvise pas. Un mastic passé sur une fissure de chéneau tient une saison. La solution durable consiste à habiller le fond du chéneau d'une nouvelle feuille de métal, soudée et relevée sous les premiers rangs de couverture, ce qui suppose de déposer ces rangs. Cette reprise entre dans la fourchette 400 à 2 500 € des infiltrations complexes, et grimpe quand la charpente en pied de versant a déjà souffert.

Sur une maison classée en site patrimonial remarquable, à Saint-Malo, Dinan, Vannes ou Quimper, la reprise se fait à l'identique : même profil, même métal, même position. C'est le genre de contrainte qui justifie de faire chiffrer par une entreprise habituée au bâti ancien plutôt que par le devis le moins cher.

Les signes qu'une zinguerie est en fin de vie

  • Une trace humide au plafond à l'aplomb d'une souche de cheminée, signe d'un solin décollé ou d'un mortier fissuré.
  • Une coulure verte ou blanche sur la façade sous un point de gouttière, indice d'une fuite chronique au raccord.
  • Des ardoises manquantes toujours au même endroit, en rive ou en faîtage, symptôme d'une fixation défaillante et non d'un hasard.
  • Une gouttière qui se creuse ou se déforme entre deux crochets : les crochets ont bougé ou le métal est fatigué.
  • Un chéneau qui déborde à l'intérieur du bâti, le plus grave, car l'eau atteint directement la maçonnerie et la charpente.

Ces symptômes se traitent au coup par coup tant que la couverture est saine. Quand ils se cumulent, la reprise globale de la zinguerie pendant une réfection revient moins cher que quatre interventions séparées, échafaudage compris à chaque fois.

Un signal simple permet de hiérarchiser ces symptômes : leur nombre. Un désordre isolé se répare, deux ou trois désordres simultanés sur des ouvrages différents annoncent une zinguerie posée à la même époque et arrivée au même point d'usure. Dans ce cas, additionner les interventions revient à payer plusieurs fois l'accès en hauteur.

Lire la ligne zinguerie d'un devis

Six éléments doivent figurer noir sur blanc.

  • Le métal et son épaisseur, en dixièmes de millimètre pour le zinc, avec la référence du fabricant.
  • Le métrage de chaque ouvrage : faîtage, arêtiers, noues, rives, solins, gouttières, descentes.
  • La nature des fixations, avec mention explicite de l'inox en zone littorale.
  • Le mode de réalisation du faîtage : scellé au mortier ou à sec sur closoir ventilé.
  • La ventilation de sous-face pour les ouvrages en zinc, condition de leur durabilité.
  • L'assurance décennale de l'entreprise, mentionnant l'activité de couverture et de zinguerie.

Les prix des gouttières métal par métal sont détaillés dans le guide prix des gouttières, et les gestes à effectuer quand l'eau entre déjà dans la maison dans le guide fuite de toiture. Pour obtenir plusieurs chiffrages sur votre commune, le formulaire en haut de page adresse votre demande à des entreprises du secteur, par exemple à Saint-Brieuc ou à Lorient.

Ce que les propriétaires bretons nous demandent

Combien coûte le remplacement de gouttières ?
De 15 à 70 € le mètre linéaire posé en PVC, 30 à 105 € en aluminium, 35 à 85 € en zinc et 70 à 200 € en cuivre. Pour une maison bretonne de plain-pied avec 28 mètres de gouttières et deux descentes, le remplacement en zinc revient donc à environ 1 000 à 2 400 €. Sources : abctravaux, travaux.com et prix-pose (2026).
Le zinc est-il adapté au bord de mer ?
Oui, mais avec des règles. Le zinc résiste bien aux embruns lorsqu'il est correctement ventilé en sous-face et qu'il n'est pas en contact direct avec du cuivre ni avec certains bois traités, sources de corrosion galvanique. Ce qui lâche en premier près du littoral, ce sont les fixations en acier zingué, pas le zinc lui-même : l'inox est la règle en zone d'embruns.
Une noue mal entretenue peut-elle causer une fuite ?
C'est même l'un des cas les plus fréquents. La noue reçoit l'eau de deux versants et concentre feuilles, mousse et gravillons. Une fois obstruée, l'eau déborde latéralement et passe sous les ardoises. La réparation d'une infiltration en noue ou en chéneau va de 400 à 2 500 € selon l'ampleur, contre 200 à 450 € pour une réparation courante.
Faut-il un closoir ventilé sous le faîtage ?
Sur une couverture moderne avec écran de sous-toiture, oui : le closoir ventilé assure la sortie d'air en partie haute et évite la condensation sous la couverture. Sur une toiture ancienne à faîtage scellé au mortier, le remplacement du scellement par un closoir ventilé se décide avec le couvreur, en cohérence avec les entrées d'air en bas de versant.
Peut-on changer les gouttières sans toucher à la couverture ?
Oui dans la majorité des cas : les gouttières pendantes se fixent sur des crochets vissés en rive de chevron ou sur la planche de rive, sans dépose d'ardoises. Un chéneau encaissé, intégré à la maçonnerie, demande en revanche une intervention plus lourde et souvent la reprise des rangs bas de la couverture.
La zinguerie est-elle couverte par la garantie décennale ?
Oui lorsqu'elle participe à l'étanchéité de l'ouvrage, ce qui est le cas des noues, des solins, des faîtages et des chéneaux. Les gouttières pendantes relèvent selon les cas de la décennale ou de la garantie de bon fonctionnement. L'attestation d'assurance de l'entreprise doit mentionner explicitement l'activité de couverture et de zinguerie.

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